
Si l’œuvre d’un artiste nait de sa propre vie alors la vie d’Alexandr Onishenko a fourni une riche palette pour ses peintures emplies de lumière et d’éclatantes couleurs. Il associe son héritage russe et ukrainien, sa formation artistique classique, son amour de l’impressionisme et de la liberté, l’histoire de son pays d’adoption, la République Tchèque.
Alexandr Onishenko insuffle la vie, même dans les objets inanimés en leur donnant une vibrante personnalité qui leur est propre. One peut explorer ses paysages, contourner ses forêts, voler avec ses oiseaux, galoper avec ses chevaux, visiteur les cours gothiques ou s’élancer avec lui au dessus des toits de Prague.
Les peintures d’Onishenko sont pleines d’énergie et, bien que de style impressionniste, elles sont très riches en détails. Ce ne sont pas des toiles à une seule dimension, on peut y revenir encore et encore, découvrir à chaque fois de nouvelles profondeurs et des secrets cachés.
Alors que c’est, sans aucun doute, son art de peintre qui, en créant la plasticité et la profondeur de la couleur, rend ses tableaux très particuliers, son secret réside dans sa toile noire. Avant de commencer, il applique son noir très spécial pour apprêter la toile et créer un fond, l’ombre d’où ses personnages et ses objets prennent vie. Ses peintures sont illuminées, au sens littéral du terme, de l’intérieur.
Cela n’a pas été facile pour Alexandr Onishenko de parvenir au succès qu’il connait aujourd’hui à Prague et qu’il a eu dans ses expositions à Londres, New York, Munich, Bale et partout ailleurs dans le monde.
Il est né à Chernigov, au cœur de la Russie de Kiev, aujourd’hui l’Ukraine. A partir de 1968, il a étudié à l’Institute National des Beaux Arts de Kiev, avec un certain nombre d’éminents professeurs de renommée internationale. A sa sortie de cette école, il devint membre de l’Union des Artistes Russes et on lui offrit son premier post : la création d’un musée d’Art en Sibérie. Le projet dura 5 ans, cinq années de maturité créative mais de difficultés considérables – à l’autre bout du monde.
En 1989, son retour en Ukraine le ramena dans une Europe en pleine agitation, lui procurent enfin pour lat première fois la liberté de travailler et de voyager. Il parcourut l’Europe jusqu’au début des années 90 et, découragé par les événements d’Ukraine, il mit comme beaucoup le cap sur Prague qui, après la Révolution de velours, s’imposait comme la ville au carrefour de toutes les cultures, riche environnement ouvert aux écrivains et aux artistes, véritable république du Paris de la Rive Gauche au début du Xxème siècle.
Arrivé avec très peu de choses, Alexandr Onishenko commença à vendre ses œuvres, en compagnie des autres artistes, sur le Pont Saint-Charles. Il n’y resta pas longtemps. La qualité de son travail fut très vite reconnue. On lui proposa d’exposer en République Tchèque, en Allemagne, en Grèce, il reçut une récompense de l’Académie des Sciences Masaryk et fut décoré de la médaille Franz Kafka. Il a réalisé son rêve d’être son propre maître, possède sa propre galerie à Prague, gagne sa vie grâce à son talent de peintre, que l’on peut qualifier de néo impressionniste.