MORELLE Jean-Louis

MORELLE

Né en 1945 à Creil dans l Oise.
1966 : diplômé de dessin et d’arts plastiques pour l’enseignement du second degré.
1967 : travaille la peinture dans l’atelier du peintre Henri Goetz.
1970 : dans le levain créatif des années 70, il participe en tant que plasticien à la réalisation de concerts spectacles du Groupe de Musique Expérimentale de Bourges (GMEB).
1970-1989 : parallèlement à de nombreuses manifestations picturales, il exerce le métier de graphiste en free-lance.
1989 : s’installe dans son atelier à Montreuil.
1990: préside et fonde avec des amis artistes l’ association « Ateliers sur Cour » qui sera à l’ origine des premières manifestations publiques de portes ouvertes d’ ateliers d’ artistes dans la ville de Montreuil. Il édite et illustre Les sonnets de Louise Labé (1524-1566).
1997 : pendant un an, il se consacre à l’ illustration du roman de Marcel Proust « Un amour de Swann ». 74 aquarelles sont réunies dans un ouvrage de bibliophilie édité par Guy Victor Labat, éditions de la Nouvelle Librairie de France, Paris.
1993 et 1994. Exposition personnelle, galerie Samagra, 52 rue Jacob, Paris.
1999 : exposition personnelle, bibliothèque Robert Desnos, Montreuil. Parution aux éditions Fleurus de son livre « Aquarelle, l’eau créatrice ».
1999-2002 : ses aquarelles sont régulièrement exposées à la galerie Aittouarès, Paris.
Décembre 2003 :exposition personnelle à la galerie du Fleuve, Paris. Parution de son livre, « Journal d’un aquarelliste », Editions Mégastar, distribution Fleurus.
Février 2005 : expose à Londres au salon « The Watercolors and Drawings Fair », Royal Academy.
Avril 2005: Invité au 6ème festival international de l’Aquarelle à Anvers.
Juillet 2005 / 16 septembre 2005 : participation à l’exposition « Nus » au Centre d’Art Contemporain Raymond Farbos, Mont de Marsan.
Décembre 2005 : exposition personnelle à la galerie du Fleuve, Paris.
Septembre/octobre 2008 : exposition personnelle à la galerie Yves Callet-Molin à Vevey (Suisse).
2009 / 2013 : participe régulièrement aux porte ouvertes des ateliers de la ville de Montreuil.

Diplômé de dessin et d’art plastiques pour l’enseignement, il est un aquarelliste français de renommée internationale.
En 1999, paraît son livre de référence  » Aquarelle, l’eau créatrice » aux éditions Fleurus. Ce livre, mainte fois réédité, qui renouvelle techniquement la pratique de l’aquarelle et qui inaugure les principes de la technique « humide sur humide », marque une génération d’aquarellistes.
Depuis 1993, beaucoup d’artistes passent par son atelier et il anime de nombreux stages en France ainsi qu’à l’étranger. Un autre ouvrage, « Journal d’un aquarelliste », paru en 2003, fait découvrir plus intimement son travail d’artiste.

De sa passion de l’aquarelle, il écrit:

Dans les années 1990, le réel s’organisait autour de deux pôles : celui de la technique et celui du regard.
Pas d’art de l’aquarelle sans métier, sans la part incontournable de la maîtrise. Mais aucun art sans regard et ni relation au monde.
L’aquarelle libérait mon regard de peintre. J’étais l’aventurier, l’explorateur de thématiques insoupçonnées, les objets ordinaires, les petits désordres du quotidien, les rues au sortir de l’atelier, les voitures, les visages que je croisais. Seule la légèreté de l’aquarelle m’autorisait mille voyages dans la vie aux alentours. Toujours sur le motif, je m’accompagnais toujours de ma boîte avec mes pigments dilués et mes papiers tendus sur des châssis.

Quant à la technique… Je n’avais reçu aucun enseignement, ni rencontré aucun maître. Que faire de cette eau qui impulsait apparemment tant de vie aux pigments ?
Je souhaitais m’affranchir de la technique des glacis successifs trop attachée pour mon tempérament, à l’illustration. L’aquarelle certes, mais pour y peindre directement dans la matière avec une liberté proche de l’huile qui diJLMose à sa guise de l’emplacement des lumières. Dans les flaques humides, je créais donc des auréoles volontaires. Non pas comme une simple astuce, mais comme une question se référant par hypothèse à une loi générale. La lumière du papier se redécouvrait comme un trésor de liberté et de sensualité.

Lors des portes ouvertes de mon atelier, les amateurs d’aquarelles avides de conseils venaient de plus en plus nombreux. La pédagogie prenait place. J’en retraçais les bases dans l’ouvrage « Aquarelle, l’eau créatrice ».
Or on ne change pas impunément les règles d’un jeu, surtout technique. Changer nécessite la présence d’un manque, qui va appeler un désir de l’histoire. L’audience remportée depuis neuf ans par ce livre, plusieurs fois réédité, indique clairement que beaucoup de pratiquants de l’aquarelle sont encore en attente aujourd’hui, de renouvellement technique mais bien davantage, de sensations différentes.
Celles-ci ouvrent un chemin pour chacun.

Lieu d’exposition : SAINT MOLF : Kerguénec